Archives du 12/04/2012

Guns of the Kikoolols épisode 9

chantage  vidéoludique

Le site Numerama.fr vient de publier un article très intéressant sur une pratique vidéoludique abusive, qui me met clairement en colère et que tout gamer digne de ce nom se doit de réprouver. Pour avoir un public, les éditeurs de jeux sur support tactiles et mobiles optent de plus en plus pour le système freemium, c’est à dire un jeu par lequel on attire le joueur par le simple fait qu’il est gratuit.En revanche, s’il en veut plus, une fois qu’il a accroché au concept, il doit débourser quelques centimes. Certains se sont vite rendu compte que faire cracher quelques centimes plusieurs fois  à un nombre de joueurs plus élevée était plus rentable que de faire payer quelques euros à certains.

Mieux encore, les éditeurs proposent sur les plateformes de téléchargement aux joueurs de noter les jeux, permettant ainsi de voir lesquels ont été plébiscités par le public, permettant  aux concepteurs de développer d’autres options, payantes, évidemment, pour les  meilleurs.

Mais voilà, cela a engendré une dérive absolument honteuse. Je ne suis déjà pas fan du principe de DLC payants ,  car c’en est, il faut bien le dire, et le freemium, je trouve cela aberrant mais là, c’est carrément du chantage. Certains, notamment Gameloft, forcent les joueurs à donner une note maximale  ( 5 étoiles sur 5) pour qu’ils aient accès à des mises à jour gratuites.

Autrement dit, on demande à ce que les joueurs renoncent à leur libre arbitre concernant un jeu, pire, de tricher et donc de mentir,  transformant cela en  travestissement complet, et permettant ainsi de truquer les moyennes ( un éditeur, ça ne supporte pas qu’on dise qu’un de ses jeux soit une daube, ou même juste moyen)… Ainsi ce sont les nouveaux pigeons arrivants qui se font avoir à leur tour. Et comme les gens préfèrent la gratuité au payant, le système est un cercle vicieux.Un système basé sur le chantage, qui dit mieux ? Cela enlève tout intérêt au système de notation.

Moi, j’ai envie de dire qu’il faut arrêter le délire. Et vite. Cette pratique, tout comme le freemium est une honte, et c’est avec ce genre de procédés que je me dis que l’avenir du jeu vidéo est vraiment mal barré si on le laisse aux casuals. J’espère que les maisons-mères vont vite réagir et taper sur les doigts des fautifs, mais c’est un voeu pieux, je pense, tant qu’il y a  du fric à se faire… Et chez Gameloft, c’est devenu courant !  Cette impression que le jeu vidéo est vraiment mal barré est d’autant  plus renforcée que pas plus tard qu’hier, Shigeru Miyamoto a  déclaré que le jeu qui l’avait le plus séduit  en 2011 était Angry Birds

D’ailleurs concernant Gameloft, je crois que je vais éditer ma critique d’Asphalt 5 bien sanglante que j’avais faite sur Sens Critique, en tant que jeu gratuit sur freebox V6, en mon âme et conscience, je crois que je ne vais pas me gêner…

Merci a WireJess d’avoir mis le lien  de l’article via Twitter.

Julius

 

lien:

http://www.numerama.com/magazine/22299-gameloft-demande-a-ses-clients-de-mentir-sur-la-qualite-de-ses-jeux.html

 

 

 

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