La dichotomie du monde du jeu vidéo, troisième partie

« On » est toujours un con (et un gros).

Cela montre aussi une chose, la société consumériste est plus que jamais d’actualité, et cette vision du jeu vidéo qu’a Micromania, en est un symptôme flagrant. Et moi ça me fait peur ! Ce n’est pas comme ça que je vois ma passion depuis près de 20 ans. Le jeu vidéo, c’est avant tout du plaisir (et un brin de mauvaise foi parfois), et ça doit le rester ! Il ne faut pas voir ça comme de pur produits de consommation ! Le jeu vidéo n’en déplaise à certains médias, est un bien culturel. Des associations se battent, comme MO5 , pour préserver le patrimoine vidéoludique. Il faut savoir que les consoles actuelles deviendront à un moment donné, des reliques du passé, comme le sont celles qui ont fait nos belles années de collège et de lycée. Et il faut garder une trace de l’évolution du jeu vidéo, c’est une évidence.

Le gros problème, c’est que, comme je l’ai déjà dit, les jeux vidéo ont un problème de reconnaissance. Pour la plupart des gens, c’est un loisir pour gamins et ados. C’est loin d’être le cas. De récentes statistiques montrent que l’âge des joueurs à évolué, et vers le haut. Et qu’il y a une majorité d’adultes qui y jouent et pas que des hommes. Alors c’est bien sympa de remettre des décorations aux patrons d’éditeurs de jeux-vidéos, mais il faudrait aussi ne plus considérer ceux qui aiment ce loisir comme des demeurés. J’ai encore vu récemment un reportage sur les « sosies » de Johnny. Pourquoi à eux ou à ceux de Claude François, on ne leur fait jamais de reportage négatifs ?

Et qu’on ne me parle pas de la tentative de musée du jeu vidéo qui a été mis en place dans l’Arche de La Défense en 2010… Il n’a pas tenu 15 jours. Les ascenseurs du monument étant tombés en panne, et comme il n’y avait pas d’autre moyens d’accès… Qui nous dit que cela n’était pas un prétexte pour permettre au gouvernement de reprendre possession des lieux ?

Bref, je vais arrêter là à ce niveau je deviendrais méchant.

Cependant, l’espoir demeure. En effet, tous les médias, ou presque, on parlé de l’exposition Game Story, qui se tient au Grand Palais à Paris en ce moment même, et ont parlé des jeux vidéos en bien! Libération en a même fait sa une, intitulée « Pleins Jeux » pour son numéro du 12 et 13 novembre 2011. Même notre sinistre de la culture est venu inaugurer l’expo…Enfin, pour ce qu’il connait des jeux vidéos… Parce que franchement, je vois mal Frédéric Mitterrand avec une manette /wiimote entre les pognes…

En 2011… les jeux sont encore plus beaux qu’en 2010. Merci Captain Obvious! Ce que je veux dire par là, c’est que les machines, que ce soit la 360 , la PS3 et la Wii, sont maitrisées par ceux qui bossent dessus. Pour la console de Nintendo, il n’y a qu’à voir Xenoblade Chronicles tourner pour dire que le jeu est beau.

Ceci dit ce n’est pas toujours le cas. Question graphismes, cela se discute lorsque l’on voit tourner un Fallout New Vegas, pas franchement au top de ce côté là ( pour le reste, foncez, d’autant à 30 € neuf, le voyage à Las Vegas post-nucléaire vaut vraiment le coup), mais j’ai trouvé pire à ce niveau: Deadly Premonition. Là, le jeu est même carrément moche. Digne d’un premier jeu de PS2, donc de dix ans en arrière. Et pourtant, malgré cette première impression très négative, il met une claque à certains jeux actuels, malgré tout. Mais je l’ai toujours dit, les graphismes ne font pas un jeu. Mais allez dire ça à d’autres… Il ne faut jamais juger un livre à sa couverture… c’est aussi valable pour les jeux vidéo.

Et dire que l’on fait des guides stratégiques pour les FPS, maintenant… J’ai envie de dire : que de papier gaspillé… Je sais, niveau maquette, j’avoue qu’il y a un certain travail. Mais ça ne fait pas tout. Qu’on fasse cela pour des RPG, je comprends, et encore la qualité varie grandement d’un guide à l’autre, mais pour des FPS «  couloirs », j’ai du mal à saisir l’utilité de faire une carte ou d’expliquer une stratégie…

En ce moment, certains pensent que c'est un peu l'éclipse totale niveau créativité, chez Square Enix.


Puisqu’on parle de RPG tiens… Square Enix n’a pas exclu que Final Fantasy XV pourrait être un action-RPG. Autrement dit, le business et la rentabilité font que Yoshinori Kitase et Nomura on choisi de suivre une tendance grand public, se coupant ainsi de la base hardcore, en faisant une telle chose. L’équipe n’a d’ailleurs pas caché qu’elle se verrait bien sortir un Final Fantasy tous les ans… Alors je sais, il faut savoir évoluer, et pour le moment ce ne sont que des infos à prendre au conditionnel, et que si l’orientation des FF ne me plait plus, ben je jouerai à autre chose, je ne suis pas marié à Square Enix. Mais cette casualisation, couplée au fait d’exploiter des filons jusqu’à la corde auraient tendance à me dégouter. Pas étonnant que Tri-Ace les ait quittés. Pour preuve, leurs deux prochains jeu, l’un sur DS et l’autre sur PSP seront édités par Konami. Symptomatique du fait que Square Enix ne veut que se reposer sur ses trois piliers ( Dragon Quest, Kingdom Hearts, Final Fantasy), et de décliner des jeux, mêmes dérivés, à l’envi. Après si les scénarios et l’intérêt suivent, pourquoi pas… Mais le risque de déclin de ces séries est tout de même grand. Il ne faut pas user un filon quitte à abuser la confiance des joueurs, et je me suis senti trahi avec Final Fantasy XIII. Le cinquième épisode de la saga Star Ocean n’est pas près de sortir, mais je ne suis pas pressé non plus de voir le quinzième FF… Bon, ne vous inquiétez pas, on est toutefois pas près de voir un FF sous forme d’un FPS. Et il est encore loin avant de voir un RPG purement japonais proposer des DLC pour voir la fin du jeu…

Mais le public d’aujourd’hui veut du simple, du clair, de l’accessible et n’a pas envie de s’embêter avec un système de jeu où il faut attendre. Et si il y a des flingues dedans, c’est encore mieux!

Il n’en reste pas moins que les DLC payants se généralisent de plus en plus. Square Enix a dores et déjà prévu des DLC payants ( bien entendu) dès la sortie de Final Fantasy XIII-2 ! Oui, ils imaginent de sortir des DLC chaque mois. Imaginez, vous terminez l’aventure, et là, un message s’affiche : « hahaha on vous a bien eu bande de nazes, pour voir le vrai boss final et la vraie fin, il vous faut télécharger le tout pour 9,99 €! ». Vous imaginez le cauchemar ? Je n’ai pas envie que les jeux deviennent comme ça…Ceci dit, les DLC sont responsables d’un effet pervers, tout aussi extrême, qui vient des joueurs eux-mêmes. Je suis membre d’un site, où on est libre de noter, de 1 à 10/10 et si le cœur nous en dit, d’en faire une critique, argumentée si possible, des jeux auxquels nous avons eu l’occasion de jouer. Cependant, certains notent les jeux en fonction des DLC qui y sont ou seront présents. Cela n’est absolument pas normal que cela se fasse au détriment de la qualité intrinsèque des jeux. Mettre la note la plus basse à des jeux simplement parce qu’il y a des DLC, cela relève du plus grand n’importe quoi. Parce mine de rien, on est pas obligé de les acheter. Les jeux, pour l’immense majorité d’entre eux, peuvent se faire sans. Je dénonce cette politique, certes, parce que payer 5 euros pour un costume de personnage différent, ou autre chose du genre comme 15 € les 4 maps pour un FPS, faudrait pas pousser mémé dans les orties, tout de même. Mais jamais, je ne descendrai un jeu sou prétexte qu’il y a du contenu additionnel, si ses qualités d’origine en elles-mêmes sont bonnes. Où est donc passé le bon sens, chez certains d ‘entre nous ?

Et que penser de la généralisation, ou presque, du Online Pass ? Oui je l’avais évoqué l’année dernière, déjà. Mais les choses ont évolué,et pas en bien. D’autres ont suivi le mouvement, comme THQ et plus récemment Sony, qui a indiqué que tous les jeux des éditeurs exclusifs devront mettre en place ce système de Online Pass pour pouvoir jouer en ligne… Dernier exemple en date, le Batman Arkham City : Un code est fourni avec le jeu neuf pour débloquer Catwoman… Alors qu’elle était d’abord évoquée comme un élément essentiel du scénario! On assassine bien le marché de l’occasion… A qui le tour ? Vous ne pensez pas qu’on paie assez cher comme ça ?

D’un côté je reproche à Micromania de faire ce que les éditeurs font eux mêmes de ce loisir ! Peut-être que l’enseigne a compris ce que voulaient les éditeurs, dans la transformation d’un loisir en consommation à l’extrême… La forme est différente certes, mais l’objectif est le même : se faire plus d’argent sur le dos des joueurs. Or un joueur qui refuse de payer son jeu plein pot chez un revendeur ou n’en a pas les moyens, refusera logiquement de dépenser plus.

(next: les clivages du jeu vidéo) 

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Publié le 10/02/2012, dans Guns of the Kikoolols, Jeux vidéo, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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