Archives du 04/02/2012

[Catch & Conséquences #1] Review de WWE Royal Rumble 2012

[Attention : Cette review a été écrite sans prendre en compte les weeklys qui ont eu lieu après le show. J’en parlerai lors du prochain Brief-Ring. Merci de votre compréhension.]

Le Royal Rumble 2012 fait maintenant partie de l’histoire et le coup d’envoi de la Route vers Wrestlemania a été donné en même temps. Mais est-ce que ce show mérite votre intérêt ? Nous allons y répondre dans cet article, bienvenue dans le premier numéro de « Catch & Conséquences ».

Après les feux d’artifice de rigueur, le Pay-Per-View a été lancé sur des chapeaux de roues avec ni plus ni moins que le match en cage à trois pour le World Heavyweight Championship opposant le Big Show, Mark Henry et le champion en titre, Daniel Bryan. Si le choix de mettre un match aussi important en ouverture du show peut sembler surprenante (cette place étant normalement réservée à des matchs de moindre importance), elle permet néanmoins de démarrer en force et de chauffer comme il faut le public. Petite aparté d’ailleurs pour signaler que la foule de St-Louis fut à la hauteur de l’événement et véritablement vivant et ce tout au long du show.

Revenons au match même et ce fut un plutôt bon opener, même sans tenir compte de l’état de forme précaire du Big Show et de Mark Henry. La grosse interrogation de ce match concernait la manière dont Bryan allait être montré. Force est d’avouer que son booking fut habile sur ce match, car après un début de match passé à tenter de voler la victoire en tentant de s’enfuir par le haut de la cage (chose logique), il décida de rendre les coups et tenta même de finir le match de manière normale en portant sa prise de finition, le LeBell Lock, sur le Big Show.

On peut regretter que la fin soit si abrupte (Show essayait de remonter Bryan par la main, mais ce dernier a lâché et est retombé en dehors de la cage, obtenant ainsi la victoire) et que le match soit si court (environ 9 minutes), mais le rendu est tout à fait crédible. Bryan n’est pas ressorti affaibli du match, idem pour Show et Henry qui auront rendu une copie plutôt propre. Ne manquait que quelques gros spots et quelques minutes d’action pour en faire un vrai main-event de PPV.

Après plusieurs dizaines de « YES ! » crié par Daniel Bryan à la fin du match, le show enchaîna sur un match de Divas, le premier match rajouté à la dernière minute à la carte du PPV. Ce fut en l’occurence un 8-Divas Tag Team Match opposant l’équipe de Beth Phœnix, Natalya et les Bella Twins à l’équipe de Kelly Kelly, Alicia Fox, Tamina et Eve Torres. Avant d’aborder le match en lui-même, je trouve quand même étrange que la WWE ne nous ait pas proposé un match pour le titre des Divas dans un show du calibre du Royal Rumble. Enfin, passons.

Le match est clairement oubliable, se soldant par la victoire de l’équipe de la championne. Il est clairement décevant de voir que la division des Divas est retombé dans ses travers habituels. Enfin, passons.

Avant d’enchaîner avec le match suivant, nous vîmes Zack Ryder arriver dans une chaise roulante afin d’assister au match entre John Cena et Kane, qui allait suivre. Je voudrais d’ailleurs faire une petite remarque concernant Ryder. Lors des entrées de Cena et Kane, les commentateurs nous ont dit que le « Long Island Iced-Z ! » souffrait d’une hernie discale. Pour avoir vécu cette blessure personnellement, il était évident pour moi que cette blessure était clairement « kayfabe » car normalement, quand on souffre d’une hernie discale et à moins d’être fortement médicamenté, il est très difficile de ne rester ne-serait-ce qu’assis pendant une longue période. Je sais que certains rétorqueront que je n’avais pas la même forme physique que Ryder, mais quand même…

Revenons au match qui nous intéresse, à savoir John Cena vs. Kane. Un petit mot sur l’entrée de Cena qui fut copieusement hué par le public de Saint-Louis. On a l’impression que la WWE a du mal à inverser la vapeur concernant l’ancien Champ’, et ce malgré une vidéo très convaincante à la gloire du Marine qui fut diffusée avant le match. Cependant, durant le match, on a senti que l’écart entre les « Let’s go Cena ! » et les « Cena sucks ! » commence un petit peu à se réduire.

Concernant le match en lui-même, il fut un peu décevant. Décousu, manquant d’intensité, il m’a semblé que Kane manquait un peu de forme. Ce match ne vaut clairement pour les développements qu’il apporte à la rivalité, avec notamment la bagarre d’après-match entre Kane et Cena en dehors du ring (le match s’est soldé par un double décompte à l’extérieur) ou encore le Tombstone Piledriver sur Ryder.

Enchaînons sur le deuxième match de dernière minute, qui opposa Drew McIntyre au « Funkasaurus » Brodus Clay. La construction autour de McIntyre est clairement casse-gueule, vu que les séries de défaites n’aboutissent généralement sur rien de bon. On peut dire de même concernant Clay, mais là, c’est plus à cause de sa gimmick qui risque de le limiter au bout d’un moment. Au final, nous héritâmes d’une victoire expéditive de Clay qui ne nous amène à rien. Dommage d’avoir utilisé les deux à ce moment-là, ils auraient pu apporter de belles choses au Rumble match.

A peine le temps de dire « ouf » que l’heure du match de championnat entre Dolph Ziggler et CM Punk a déjà sonné. Avant de lancer les hostilités, John Laurinaitis fit son entrée, étant donné qu’il devait officier en tant qu’arbitre spécial pour ce match. Afin de montrer de la bonne volonté, il décida de n’officier qu’en tant qu’arbitre externe, laissant un véritable arbitre faire le boulot principal. La manière dont est dépeinte le General Manager par intérim de Raw est véritablement habile, il est clairement difficile de savoir où il veut en venir en réalité. D’ailleurs, ses interventions durant le match ont contribué à nourrir cette ambiguïté car même si elles étaient en défaveur de Punk, elles furent faites de telle manière qu’il est quasiment impossible de savoir si elles étaient faites à dessein.

Concernant le match lui-même, l’excellente alchimie entre Punk et Ziggler s’est encore vérifiée sur ce match. Les deux s’entendent très bien et ça se voit. Ziggler semble se « Ric Flairiser », cela colle parfaitement à son personnage et le public a réagi positivement à cela. Le match fut très fluide, il y eut peu de temps morts et nous avons eu droit à beaucoup de beaux mouvements, comme la powerbomb de Punk ou le contre du Go 2 Sleep en Fame-Asser par Ziggler. Espérons que ces deux-là se retrouvent bientôt pour d’autres matchs de championnat, car c’est véritablement un plaisir de les voir évoluer ensemble. En tout cas, Punk a conservé le titre et a de fortes chances de le rester au moins jusqu’à Wrestlemania…

Enfin, « last but not least », nous avons eu droit au traditionnel 30-Men Royal Rumble Match, qui devait désigner l’un des challengers pour Wrestlemania. Il est difficile de parler d’un Royal Rumble de manière exhaustive sans écrire un roman, donc je vais essayer de faire court.

Le Rumble fut correct, sans trop de longueurs, contrairement à l’an dernier, mais a quand même manque de morceaux de bravoure.

Au rayon des mauvaises surprises, je placerais The Miz, qui a clairment manqué de présence et de prise de pouvoir, alors qu’il était numéro 1 à rentrer. C’est dommage de le voir stagner ainsi. On peut aussi regretter les présences du Great Khali (sérieusement?) et de Michael Cole (SERIEUSEMENT???).

Pour ce qui est des bonnes surprises, je donnerais un point aux moments comiques que nous ont apporté Santino Marella, Ricardo Rodriguez (qui nous a fait une entrée à la Alberto Del Rio version Leader Price) & Mick Foley (le duel Socko vs. Cobra fut simplement épique).

On pourrait aussi parler de Kofi Kingston, qui nous a fait l’acrobatie de l’année, en évitant l’élimination en marchant en-dehors du ring sur les mains, grillant ainsi la règle d’élimination vu qu’elle ne concerne que les pieds. Aussi, je citerais le bel accueil qu’on reçut les anciens invités cette année au Rumble, j’ai nommé « Hacksaw » Jim Duggan et le « Road Dogg » Jessie James, qui était d’ailleurs en grande forme. Enfin, un petit coup de cœur pour Kharma, qui est devenue la 3ème femme à intégrer un Rumble et qui nous a livré une belle prestation bien qu’un peu courte.

Finalement, c’est le « Great White » Sheamus qui est sorti vainqueur du match et qui ira donc défier l’un des champions majeurs à Wrestlemania en Avril prochain. Vous noterez d’ailleurs que parmi le Final Four de cette année, se trouvait trois des quatre catcheurs que je voyais en vainqueur potentiel (en l’occurrence Sheamus, Jericho et Orton). Mais une question se pose : que va-t-il advenir de Jericho ? L’avenir seul nous le dira…

Voilà, ce premier numéro de « Catch & Conséquences » est terminé, nous nous retrouverons dans quelques semaines pour le Brief-Ring n°2 qui sera consacré à Elimination Chamber.

Photos: Copyright © wwe.com